Ministère de l'Environnement
et de la Lutte contre les changements climatiques
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Portrait régional de l’eau

Mauricie (Région administrative 04)

4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages
4.2 Problèmes de contamination

4.3 Gestion des eaux souterraines et aménagement du territoire

4.4 Références

5. Portrait municipal

5.1 Portrait général
5.2 Problématique spécifique

6. Portrait industriel

6.1 Portrait général
6.2 Problématiques spécifiques

7. Portrait agricole

7.1 Portrait général
7.2 Problématiques spécifiques

8. Portrait faunique et récréo-touristique

8.1 Portrait faunique
8.2 Activités de contact avec l’eau

9. Initiatives locales

9.1 Projets en développement durable
9.2 Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale

9.3 Initiatives en gestion de rivières

9.4 Zones d’intervention prioritaire (comités ZIP)


4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages

Près de 53 % de la population, soit environ 135 600 personnes, est alimentée par eau souterraine, dont près de 14 % est alimentée par des puits individuels (voir tableau A.2).

Au-delà de 1 300 puits ont fait l’objet d’un rapport de forage et sont enregistrés dans le système d’informations hydrogéologiques (S.I.H.) du ministère de l’Environnement pour le territoire. À ce nombre, il faut ajouter quelques milliers de puits de surface ainsi que tous les puits qui n’ont pas fait l’objet d’un rapport de forage ou dont les rapports ne sont pas encore saisis. On estime ainsi à environ 4 700 le nombre total de puits dispersés dans la région.

La région de la Mauricie compte 5 puits de captage (ou résurgences captées) d’eau de source à des fins commerciales dont 2 sont situés dans la MRC Francheville, 2 dans la MRC Le Centre-de-la-Maurice et 1 dans la MRC Maskinongé. La région compte 6 usines d’embouteillage dont 3 sont situées dans la MRC Francheville, 2 dans la MRC Le Centre-de-la-Maurice et 1 dans la MRC Maskinongé.

4.2 Problèmes de contamination

4.2.1 Contamination de la nappe par l’agriculture

Un problème est survenu par suite de la concentration des nitrates et nitrites dans l’eau potable, même si la contamination est confinée à des espaces restreints. Actuellement, un avis de non-consommation est en vigueur pour les nourrissons qui sont desservis par un réseau d’aqueduc privé de Shawinigan-Sud.

Les municipalités de Notre-Dame-de-Montauban et de Pointe-du-Lac sont également touchées par ce problème, mais pour l’instant, la concentration des nitrates et nitrites dans l’eau distribuée par ces municipalités respecte la norme du Règlement sur l’eau potable. Cependant, au cours des dernières années, la Direction régionale de la santé publique est intervenue dans certains cas de pollution agricole, notamment à Notre-Dame-de-Montauban (nitrites-nitrates).

4.2.2 Contamination de la nappe par les activités industrielles ou urbaines

Certaines activités industrielles et commerciales ont altéré la qualité de l’eau souterraine. Les cas rencontrés dans la région de la Mauricie sont principalement des conséquences de l’industrialisation intensive qu’a connue la région au début du siècle. L’exemple le plus frappant est celui de Shawinigan, qui fut le berceau de l’industrie chimique québécoise et dont les eaux souterraines sont affectées depuis par de nombreux sites fortement contaminés. Les autres cas connus de contamination sont plutôt ponctuels et ne portent que sur des superficies restreintes.

Dans le secteur commercial, les cas les plus nombreux de contamination des sols et des eaux souterraines sont associés à l’entreposage de produits pétroliers, principalement en milieu urbain. Le démantèlement d’anciens dépôts pétroliers a également révélé la présence de contaminants dans les sols et les eaux. À titre d’exemple, l’ancien dépotoir de Trois-Rivières a été intégré à la liste des sites GERLED (Groupe d’étude et de restauration des lieux d’élimination des déchets dangereux).

Tout cas de contamination d’eau souterraine, particulièrement en Basse-Mauricie, doit être traité en gardant à l’esprit qu’une large partie de la population s’alimente en eau potable à partir de dépôts aquifères sableux vulnérables à la pollution de surface. C’est le cas notamment pour la population des villes de Cap-de-la-Madeleine et de Trois-Rivières-Ouest.

4.3 Gestion des eaux souterraines et aménagement du territoire

Les autorisations délivrées en vertu des articles 22 et 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2) constituent le moyen dont dispose le ministère de l’Environnement pour évaluer a priori l’impact potentiel d’un captage sur des usagers déjà en place. Ces mécanismes d’autorisation ne portent pas sur l’ensemble des projets majeurs de captage, puisqu’ils ne visent qu’une partie des secteurs d’activité humaine susceptibles d’effectuer des captages d’importance.

Les périmètres de protection (immédiate, rapprochée et éloignée) des ouvrages de captage d’eau souterraine alimentant un réseau de distribution d’eau potable (c’est-à-dire la détermination de leur aire d’alimentation et de la vulnérabilité des eaux souterraines au sein de cette aire) ne sont pas généralement déterminés par les municipalités. Cependant, depuis 1996, le ministère de l'Environnement exige pour ces projets de captage, en vertu de la Directive 001 portant sur le captage et la distribution de l’eau, la détermination de ces périmètres et recommande l'adoption d'une réglementation visant à régir les activités et les usages des eaux souterraines sur le territoire.

Les municipalités de Cap-de-la-Madeleine et de Trois-Rivières-Ouest exploitent des ouvrages de captage d’eau souterraine. Ces municipalités cherchent à adopter diverses mesures destinées à favoriser une exploitation durable de la ressource, comme des mesures d’économie d’eau (ex. : restriction sévère de l’arrosage des parterres avec amendes en cas de non-respect des consignes) et la protection de l’aire d’alimentation des ouvrages de captage.

La MRC Maskinongé étudie actuellement les modifications à apporter à son schéma d’aménagement, afin de protéger les zones vulnérables de l’aire d’alimentation des ouvrages de captage d’eau souterraine de la Régie intermunicipale qui exploite l’eau sur son territoire.

4.4 Références

BEAUMIER, M., F. KIROUAC et M. LEDUC, 1994. BADGEQ en totalité sur support digital, Québec, Ministère des Ressources naturelles.

McCORMACK, R., 1987. Carte de vulnérabilité des eaux souterraines à la pollution – MRC Francheville, Québec, Ministère de l'Environnement.

McCORMACK, R., 1985. Carte de vulnérabilité des eaux souterraines à la pollution – Rive Nord du Saint-Laurent, Québec, Ministère de l'Environnement.

McCORMACK, R., 1983. Étude hydrogéologique, rive nord du Saint-Laurent, Québec, Ministère de l'Environnement, Direction générale des inventaires et de la recherche, Service des eaux souterraines.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE, 1995. Guide sur les périmètres de protection autour des ouvrages de captage d’eau souterraine, Les Publications du Québec, Québec.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 1984. Directive no 001 – Captage et distribution de l’eau, Québec.

SIMARD, G. et R. DES ROSIERS, 1979. Qualité des eaux souterraines du Québec, rapport H.G-13, Québec, Ministère de l’Environnement, Direction générale des inventaires et de la recherche.

Table des matières

5. Portrait municipal

5.1 Portrait général

5.1.1 Gestion des services d’alimentation en eau

La région de la Mauricie compte 70 réseaux municipaux d’eau potable qui desservent une population de 237 394 habitants dans 50 municipalités. De ces réseaux, 26 possèdent un système de traitement (plus de détails sont fournis au tableau A.2 en annexe). On trouve également sur le territoire 36 réseaux privés d’eau potable qui desservent 2 426 habitants.

On estime que 47,1 % de la population de la région de la Mauricie est alimentée par eau de surface et que 52,9 % est alimentée par eau souterraine. De ce dernier pourcentage, environ 86,1 % de la population est alimentée par les réseaux municipaux et 13,9 % par des puits individuels.

Aucune municipalité de la région de la Mauricie ne s’approvisionne en eau potable au fleuve Saint-Laurent. En ce qui concerne les tributaires du fleuve, seule la ville de Trois-Rivières (50 000 habitants) compte une prise d’eau dans la rivière Saint-Maurice.

5.1.2 Gestion des eaux usées municipales

Dans la région de la Mauricie, 80 % de la population était raccordée à un réseau d’égouts municipal en 1999. Le Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ) et le Programme d’assainissement des eaux municipales (PADEM) ont permis l’investissement par le gouvernement du Québec et les municipalités de près de 263 millions de dollars pour la construction d’infrastructures d’assainissement des eaux usées municipales. Grâce à ces investissements, 95 % de la population de la Mauricie raccordée à un réseau d’égouts traitait ses eaux usées le 31 décembre 1999. Les MRC Francheville et Le Centre-de-la-Mauricie, regroupant plus de 82 % de la population raccordée, drainent environ 77 % des investissements en infrastructures d’assainissement. Pour connaître les données par MRC, on peut consulter le tableau A.3 en annexe.

5.2 Problématiques spécifiques

5.2.1 Contamination au plomb à Shawinigan

Une expertise méthodologique a été apportée à la municipalité de Shawinigan dans le contexte d’un projet d’échantillonnage du plomb dans l’eau potable. Ce projet a permis d’identifier environ 700 résidences susceptibles de subir des dépassements de la norme recommandée. La municipalité a procédé systématiquement à la mesure de la concentration de plomb dans ce groupe de résidences (construites pour la plupart entre 1940 et 1949) et au changement des conduites d’entrée d’eau pour celles qui dépassaient la norme. Parallèlement, des avis de santé publique ont été émis à l’égard de la consommation d’eau pour différentes clientèles vulnérables, principalement les nouveau-nés, pour qui un programme spécifique de dépistage et de surveillance a été instauré. Ce dossier a fait l’objet d’une concertation entre les différents intervenants, dont le ministère de l’Environnement et de la Faune, la municipalité de Shawinigan, le CLSC du Centre-de-la-Mauricie et la Direction de la santé publique Mauricie-Centre-du-Québec.

5.2.2 Nouvelle vocation de la rivière Saint-Maurice

L’abandon du flottage du bois sur la rivière Saint-Maurice annonce un changement de vocation pour cette rivière. La réappropriation de ce cours d’eau par les communautés riveraines constituera l’un des enjeux régionaux majeurs des prochaines années en Mauricie. Une nouvelle vocation basée sur l’utilisation récréotouristique de la rivière Saint-Maurice est en train de voir le jour. De la vigilance et des efforts particuliers devront être consentis face à l’augmentation de certains usages spécifiques pouvant affecter la qualité de l’eau, la consommation de poisson de pêche sportive, la baignade et le risque d’accidents de navigation. Il serait nécessaire d’apporter une attention particulière aux travaux dégradant les rives et le lit du cours d’eau.

5.2.3 Inondations

Au chapitre des inondations, la région de la Mauricie connaît des problèmes de forte récurrence à l’embouchure des tributaires du lac Saint-Pierre (rivière Maskinongé, Petite rivière du Loup, Grande rivière du Loup, Petite rivière Yamachiche et Grande rivière Yamachiche) et directement sur les rives du lac, à Maskinongé. Les municipalités concernées sont toutefois munies de plans d’urgence adaptés à cette situation. Le phénomène est moins relié aux embâcles qu’au bas niveau des terres. La rivière Saint-Maurice subit par endroit des embâcles, qui ne menacent généralement que le réseau routier. Les rivières Batiscan et Sainte-Anne ne provoquent généralement des inondations que dans quelques secteurs connus de leur partie amont; seuls quelques habitations et des segments du réseau routier sont affectés. Lors des crues plus importantes (décennales ou de moindre fréquence), les rives du Saint-Laurent elles-mêmes sont affectées, de même que nombre de résidents dans les municipalités de Maskinongé, Louiseville, Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Batiscan, Sainte-Anne-de-la-Pérade et quelques autres.

Il convient de mentionner que les municipalités bénéficient du nouveau Programme de détermination des cotes de crues de récurrence de 20 ans et de 100 ans pour les aider à la gestion des zones à risque d’inondation non cartographiées par la Convention Canada-Québec relative à la cartographie et à la protection des plaines inondables. Les 5 municipalités régionales ont fait parvenir au ministère de l’Environnement leurs priorités d’intervention pour ce programme.

Enfin, il existe sur le territoire de la région des zones à risque de glissement de terrain, notamment dans les municipalités de Saint-Léon-le-Grand, Saint-Boniface-de-Shawinigan, Saint-Sévère et Saint-Maurice. L’instabilité des dépôts argileux de la mer Champlain constitue la cause principale de ce risque, mais celui-ci a été amplifié par la modification du régime hydrique : des crues plus fortes aggravent les problèmes d’érosion au pied des talus. Les modifications aux rives des cours d’eau, en particulier par l’élimination de la végétation, ont également contribué à l’augmentation du risque. Les MRC ont inclus les zones de vulnérabilité à leur schéma et ont prescrit des normes de protection.

Table des matières

6. Portrait industriel

6.1 Portrait général

6.1.1 Secteur primaire

Dans le secteur primaire, les activités d’extraction minérale sont représentées par de nombreuses carrières et sablières (330 selon les données disponibles au ministère de l’Environnement, dont 17 d’importance selon le ministère des Ressources naturelles). De façon générale, l’exploitation des carrières et des sablières a peu d’impact sur les eaux souterraines, à part l’abaissement de la nappe phréatique dans certains cas où le matériel exploité est situé sous le niveau de cette nappe. En ce qui concerne les eaux de surface, les eaux générées par l’exploitation d’une carrière ou d’une sablière ou par un procédé de concassage ou de tamisage doivent respecter les concentrations prévues au Règlement sur les carrières et sablières.

6.1.2 Secteur secondaire

Dans le secteur secondaire, parmi quelque 480 établissements industriels et manufacturiers de la région de la Mauricie, environ 85 % comptent moins de 50 employés. On constate par ailleurs que plus de 40 % des établissements sont implantés sur le territoire de la MRC Francheville. On trouve également beaucoup d’entreprises dans les agglomérations de Shawinigan et Grand-Mère, dans la MRC Le Centre-de-la-Mauricie ainsi que dans la ville de La Tuque, dans la MRC Le Haut-Saint-Maurice.

De ce nombre d’établissements, le ministère de l’Environnement a compté, en 1995, 67 établissements dont les rejets d’eaux usées (eaux de procédé) étaient susceptibles de causer directement ou indirectement des dommages significatifs à l’environnement, soit en raison de leur nature ou de leur quantité. Dans les autres établissements, l’eau est principalement réservée à un usage domestique.

Le tableau A.4 en annexe présente quelques caractéristiques de ces 67 établissements répartis en fonction de la taille des entreprises, des secteurs d’activité industrielle auxquels ils appartiennent et du lieu de rejet des eaux usées (rejet dans un réseau d’égouts municipal ou dans l’environnement). On remarque que 36 établissements, soit 54 %, sont raccordés à un réseau d’égouts municipal, et que les effluents de 20 de ces établissements sont traités dans une station d’épuration municipale.

Depuis les années 1970, diverses mesures ont été progressivement mises en œuvre par le gouvernement en vue d’assainir les eaux usées industrielles : délivrance d’autorisations préalablement à l’implantation d’un établissement industriel, adoption de règlements dans deux secteurs industriels, soit le secteur des pâtes et papiers et celui du raffinage du pétrole, réalisation de programmes d’intervention spécifiques tels le Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ), le Plan d’action Saint-Laurent (PASL/SLV 2000) et, depuis peu, le Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Dans le cas des établissements qui déversent leurs effluents directement dans l’environnement, de plus en plus, le Ministère se réfère, pour établir le niveau d’assainissement, aux critères de qualité des eaux de surface et établit des objectifs environnementaux de rejet (OER), tout en tenant compte de la meilleure technologie disponible et économiquement acceptable. Par ailleurs, au niveau municipal, des règlements régissant les rejets industriels dans les réseaux d’égouts ont été adoptés à l’occasion de l’implantation des stations d’épuration.

En 1995, le ministère de l’Environnement a dressé un état de la situation de l’assainissement des eaux usées industrielles pour l’ensemble du Québec. Il a déterminé le nombre d’établissements qui avaient terminé leurs travaux d’assainissement (ex. : installation d’un système de prétraitement pour les établissements raccordés à un réseau d’égouts municipal ou d’un système de traitement complet pour ceux qui déversent leurs effluents dans l’environnement) ou étaient en train de les réaliser par opposition à ceux qui en étaient à l’étape de l’évaluation de correctifs. Les travaux d’assainissement sont considérés comme terminés lorsque les ouvrages installés sont susceptibles d’assurer le respect des normes réglementaires et de toute exigence établie en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2), et ceci à la date visée.

Le tableau A.4 en annexe présente également une évaluation du taux d’avancement des travaux d’assainissement, réalisée en 1995, pour les industries de la région de la Mauricie. Les entreprises du secteur des pâtes et papiers avaient toutes réalisé les travaux d’assainissement qui étaient alors requis par le ministère de l’Environnement. Pour l’ensemble des secteurs industriels, 89 % des grandes entreprises, 59 % des moyennes entreprises et 41 % des petites entreprises avaient généralement complété leurs travaux d’assainissement en 1995. De plus, 55 % des industries raccordées à un réseau d’égouts municipal voyaient leurs effluents traités dans une station d’épuration, permettant ainsi d’assurer le traitement de plusieurs types de contaminants. Depuis 1995, plusieurs autres établissements ont réalisé des travaux d’assainissement, mais aucun nouvel inventaire n’a été réalisé.

Actuellement, les problématiques relatives à l’eau concernent principalement le secteur des pâtes et papiers, en raison des volumes considérables d’eau puisée et rejetée et, dans une moindre mesure, le secteur de la métallurgie et celui du textile.

Secteur des pâtes et papiers

Parmi les industries répertoriées dans la région de la Mauricie, ce sont les établissements du secteur des pâtes et papiers qui, sauf exception, ont les volumes de rejets les plus importants et sont les plus grands utilisateurs d’eau. Le tableau 6.1 présente ces industries en précisant leurs points de captage et de rejet, le débit moyen de rejet et le type de traitement de leurs eaux usées industrielles. Ces entreprises sont assujetties à des normes sectorielles de rejets, en vertu du Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers. Les eaux de procédé en provenance de ces entreprises ne sont rejetées dans l’environnement qu’après un traitement, ce qui en a diminué considérablement l’impact sur le milieu récepteur.

De plus, en vertu de la section IV.2 relative à l’attestation d’assainissement dans la Loi sur la qualité de l’environnement et du Règlement sur les attestations d’assainissement en milieu industriel, ces entreprises devront élaborer et appliquer progressivement des plans d’assainissement afin de respecter des normes supplémentaires basées sur le milieu récepteur. Elles auront aussi une incitation économique à réduire les quantités de contaminants qu’elles rejettent dans l’environnement, en raison de la redevance relative à la pollution imposée par le règlement. Cette redevance prendra effet après la délivrance des premières attestations d’assainissement. Le calcul de la redevance est établi en fonction des quantités de contaminants rejetés, et non en fonction des volumes d’eau prélevés ou rejetés. Il n’y a donc pas d’incitation directe à réduire le volume d’eau utilisé.


Tableau 6.1 : Caractéristiques des neuf fabriques de pâtes et papiers de la région de la Mauricie

Établissement industriel
MUNICIPALITÉ

Point de captage

Point de rejet

Effluent final (rejet)
Débit en m3/jour
1998

Traitement des eaux usées de procédé

Abitibi-Consolidated inc. Div. Belgo
SHAWINIGAN

Rivière Saint-Maurice

Petite-Rivière Shawinigan

36 500 à 67 000

Biologique

Abitibi-Consolidated inc. Div. Laurentide
GRAND-MÈRE

Rivière

Saint-Maurice

Rivière Saint-Maurice

30 500 à 76 000

Biologique

Abitibi-Consolidated inc.
Div. Wayagamack
TROIS-RIVIÈRES

Rivière

Saint-Maurice

Fleuve Saint-Laurent et rivière Saint-Maurice

75 000

Biologique

Carton St-Laurent inc.
LA TUQUE

Lac Parker

Lac Wayagamack

Rivière Saint-Maurice

100 000 à 160 000

Biologique

Cascades Lupel inc.
CAP-DE-LA-MADELEINE

Fleuve

Saint-Laurent

Fleuve Saint-Laurent

1 500

Physique
Recirculation

Désencrage CMD inc.
CAP-DE-LA-MADELEINE

Fleuve

Saint-Laurent

Fleuve Saint-Laurent

4 200

Biologique

Kruger inc.
TROIS-RIVIÈRES

Fleuve Saint-Laurent

Fleuve Saint-Laurent

50 000 à 80 000

Biologique

Matériaux Cascades LOUISEVILLE

Réseau d’aqueduc

Réseau d’égouts municipal

Presque nul

Ultrafiltration

Réutilisation

Tripap inc.
TROIS-RIVIÈRES

Rivière Saint-Maurice

Fleuve Saint-Laurent et rivière Saint-Maurice

30 000

Biologique

Autres secteurs

Le tableau 6.2 présente quelques autres établissements industriels dont la consommation d’eau et le volume des rejets ont une importance notable. Ces établissements appartiennent respectivement aux secteurs de la métallurgie et du textile.


Tableau 6.2 : Caractéristiques de quelques autres industries de la région de la Mauricie

Établissement industriel
MUNICIPALITÉ

Point de captage

Point de rejet

Effluent final (rejet)
Débit en m3/jour 1998

Traitement des eaux usées de procédé

Secteur de la métallurgie

Reycan
CAP-DE-LA-MADELEINE

Réseau d’aqueduc et puits

Réseau d’égouts municipal

1 000

Recirculation
Décantation
Ultrafiltration

SÉCAL
Usine Shawinigan
SHAWINIGAN

Lac à la Pèche

Rivière Saint-Maurice

6 100

Une partie rejetée sans traitement, une partie traitée et recirculée

Secteur du textile

Tricots imprimés
Trois-Rivières
TROIS-RIVIÈRES

Réseau d’aqueduc

Réseau d’égouts municipal

1 900

Dégrillage
Décantation
Neutralisation

Remdel inc.
TROIS-RIVIÈRES

Réseau d’aqueduc

Réseau d’égouts municipal

2 300

Dégrillage
Décantation
Neutralisation

Secteur agroalimentaire

Saputo inc.
TROIS-RIVIÈRES

Réseau d’aqueduc

Réseau d’égouts municipal

880

Coneutralisation

6.1.3 Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire regroupe les activités commerciales et les services. L’usage de l’eau s’y limite généralement à un usage domestique.

6.2 Problématiques spécifiques

La seule problématique spécifique concerne le territoire du port de Trois-Rivières. Celui-ci occupe une superficie de 30,6 hectares. Il sert à l’entreposage, la manutention et le transbordement de différents types de produits tels que : céréales, mélasse, blocs de granite, alumine, coke, clinker, glaise, soude caustique et produits pétroliers. Les activités de manutention et de transbordement de matières dangereuses liquides (ex. : soude caustique et produits pétroliers) sont évidemment les plus risquées au plan environnemental, à cause des déversements potentiels. Toutefois, les réservoirs de matières dangereuses installés au cours des cinq à dix dernières années sont généralement munis de digues et leur tuyauterie est souvent à double paroi. Une autre source potentielle de contamination est liée au lessivage par les eaux de précipitation des aires d’entreposage de matières liquides ou sèches. Enfin, le pompage des cales de bateaux contenant un mélange d’eau et de produits pétroliers constitue une autre possibilité d’apport de contaminant dans l’environnement. Il n’y a eu aucun déversement majeur dans la zone portuaire de Trois-Rivières depuis 1990.

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7. Portrait agricole

7.1 Portrait général

En 1996, la région de la Mauricie regroupait 3,9 % des fermes et représentait 4,0 % des superficies cultivées du Québec. L’importance de l’agriculture dans la région de la Mauricie se traduisait par 1 408 fermes occupant 3,1 % du territoire (incluant les boisés) et 2,2%des terres en culture et des pâturages. La superficie cultivée et drainée était de 735 km2, dont moins de 1% était irriguée. On y trouvait un cheptel de 60 627 bovins, de 3 833 ovins, de 139 134 porcs et de 1 603 909 volailles, la production de la volaille et du porc étant concentrées dans la MRC Maskinongé (plus de détails sur le portrait agricole sont fournis au tableau A.5 en annexe).

7.2 Problématiques spécifiques

Cette partie traite des problématiques agricoles spécifiques par municipalité régionale de comté (MRC).

Depuis quelques années, les exploitations agricoles des MRC de la région sont de plus en plus sollicitées par les industries de pâtes et papiers qui cherchent à valoriser leurs boues primaires. Ces boues entrent en compétition avec les autres intrants dans la fertilisation agricole.

La MRC Francheville se caractérise par la prédominance de l’élevage de bovins laitiers, particulièrement dans les municipalités situées à l’est de la rivière Saint-Maurice. On y trouve également une culture intensive du maïs. Il n’y a pas de concentration de production animale, les entreprises étant disséminées sur tout le territoire. Plusieurs sols en culture sont disponibles pour l’épandage dans la MRC. À l’ouest de la rivière Saint-Maurice, on trouve une petite concentration de cultures horticoles et d’élevages porcins. La municipalité de Pointe-du-Lac, qui est la seule municipalité de la MRC à avoir des surplus à épandre, connaît des problèmes de contamination de la nappe phréatique par les nitrites et nitrates.

La MRC Maskinongé est la plus importante de la région pour l’agriculture. On y trouve surtout du bovin laitier et du bovin de boucherie, et une concentration de productions porcines dans les bassins des rivières Maskinongé et du Loup. Cette concentration affecte la qualité des eaux de ces rivières. Une municipalité, Saint-Alexis-des-Monts, est désignée zone d’activités limitées (ZAL) au sens du Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole et deux autres, Saint-Paulin et Louiseville, risquent de se retrouver à brève échéance dans la même situation.

La MRC Le Centre-de-la-Mauricie connaît une concentration d’élevage de volailles dans la municipalité de Saint-Boniface-de-Shawinigan. Cette dernière est d’ailleurs en surplus par rapport à la norme « azote » de l’article 32 et de l’annexe 3 du Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole. On trouve également une nappe d’eau souterraine affectée par la culture horticole à Shawinigan-Sud, où un avis de non-consommation de l’eau est en vigueur pour un réseau d’aqueduc privé. Aucune contamination des eaux de surface n’a été rapportée, le drainage s’effectuant directement à la rivière Saint-Maurice.

La MRC Mékinac est une région diversifiée au point de vue agricole. La nappe d’eau souterraine de la zone Lac-aux-Sables–Notre-Dame-de-Montauban a connu des problèmes de contamination par les nitrites et nitrates reliés à la culture de la pomme de terre. Cette MRC a aussi été confrontée à une augmentation de l’élevage porcin au cours des dernières années, à cause de la disponibilité des sols pour l’épandage. Plus particulièrement, certains projets de construction de porcherie ont été contestés dans la vallée immédiate de la rivière Saint-Maurice où ils pouvaient entrer en conflit avec les intentions des municipalités de privilégier le développement récréotouristique lié à la ressource hydrique.

L’agriculture est très restreinte dans la MRC Le Haut-Saint-Maurice, à cause de sa position nordique. Il y a peu d’élevage et la qualité de l’eau, tant des rivières que des nappes, est peu affectée par l’agriculture.

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8. Portrait faunique et récréotouristique

8.1 Portrait faunique

8.1.1 Pêche sportive

Les activités de plein air estivales sont, dans la plupart des cas, reliées à la présence d’une eau et d’un décor naturel de qualité. En Mauricie, le réseau des territoires fauniques couvre une superficie de 11 500 km2 et comprend notamment 11 zones d’exploitation contrôlée (ZEC), 2 réserves fauniques et 20 pourvoiries détenant un bail d’exclusivité sur les terres publiques. Ces territoires sont tous facilement accessibles et très convoités pour la pratique des activités de plein air et de villégiature de même que pour l’exploitation forestière. D’ailleurs, on y trouve 2 000 baux de villégiature, ce qui exerce une pression constante sur le milieu naturel, la ressource faunique et la ressource eau. Annuellement, ces territoires supportent près de 85 000 jours de pêche et 33 000 jours de chasse, et les utilisateurs injectent dans l’économie provinciale et régionale des montants estimés à 5,2 millions de dollars chaque année selon l’enquête socio-économique du ministère de l’Environnement et de la Faune de 1992.

Les deux réserves fauniques couvrent 2 360 km2 et contrôlent l’exploitation de la ressource aquatique sur 350 lacs. Près de 32 000 pêcheurs par année y récoltent 123 000 prises. L’utilisation de la ressource faunique aquatique dans les réserves crée des retombées économiques estimées à 1,5 million de dollars par année sur une base durable.

Quant aux pourvoiries, avec ou sans droits exclusifs de pêche, elles supportent une pression de pêche de 84 000 jours de pêche et possèdent une très bonne capacité d’hébergement. L’utilisation des ressources du milieu aquatique par ces entreprises amène des retombées économiques estimées à 4,2 millions de dollars par année.

L’utilisation des ressources fauniques aquatiques de l’ensemble du réseau des territoires fauniques de la région de la Mauricie crée des retombées économiques totales de 10,9 millions de dollars par année et contribue ainsi au maintien de plusieurs dizaines d’emplois dans la région. Le réseau des territoires fauniques de la région contribue en tant que partenaire gouvernemental à préserver la ressource faunique des terres publiques et ainsi à assurer son utilisation et sa mise en valeur dans un perspective durable.

En dehors du réseau des territoires fauniques, les lacs et cours d’eau supportent une exploitation sportive importante qu’on ne peut chiffrer, particulièrement sur quelques grands lacs et réservoirs (Mékinac, Missionnaire, Turcotte, La Tuque, Trenche, Blanc, Flamand, Gouin, Manouane, Mondonac, etc.) et sur la rivière Saint-Maurice. Cela est dû non seulement par la quantité de poissons disponible, mais aussi par la diversité des espèces qu’on y trouve (omble de fontaine, touladi, ouananiche, doré, brochet, achigan).

Le fleuve Saint-Laurent, y compris le lac Saint-Pierre, compte aussi pour une fraction notable de l’offre faunique régionale. Les pêcheries y sont nombreuses en raison tant de la variété d’espèces qu’on est susceptible de récolter que de la masse totale des captures qui s’y effectuent. La pêche récréative s’y pratique en toute saison; elle génère des retombées économiques qui sont difficiles à chiffrer; les espèces vedettes sont le doré, le brochet, la perchaude et le poulamon. Le corridor fluvial présente aussi des habitats de qualité pour la sauvagine, autant lors des périodes migratoires que lors de la nidification; il est le lieu d’activités d’observation.

Il convient de mentionner que les grands barrages du complexe hydroélectrique de la rivière Saint-Maurice imposent des contraintes environnementales à la reproduction de plusieurs espèces de poissons. L’impact de la gestion de l’eau sur le touladi, une espèce très recherchée par les pêcheurs sportifs, peut être jugé majeur pour plusieurs réservoirs. Les baisses de niveau d’eau enregistrées entre le début de la période de frai et la date d’éclosion des œufs seraient responsables du fait que la majorité des œufs et des alevins meurent, après avoir été exondés. Une étude du ministère de l’Environnement et de la Faune (1998), réalisée conjointement avec Hydro-Québec, montre que selon les réservoirs et l’ampleur des variations de niveau d’eau, les populations de touladi sont considérées comme décimées, déstabilisées ou équilibrées. La situation des autres espèces sportives (doré jaune, grand brochet, etc.) est jugée satisfaisante, malgré les effets des contraintes environnementales imposées par l’exploitation hydroélectrique des réservoirs. Leur capacité à supporter une exploitation ou un stress environnemental supplémentaire apparaît cependant limitée.

La Mauricie est une région dont l’économie est fortement influencée par les activités de récolte et de transformation de la ressource ligneuse, la forêt occupant 96,3 % du territoire. Les activités de récolte et de transport de la matière ligneuse perturbent parfois négativement l’écosystème aquatique. Des études réalisées au cours de la dernière décennie démontrent que la coupe forestière sur de trop grands territoires peut entraîner à court terme des modifications au régime hydrologique des cours d’eau, en intensifiant les périodes d’étiage et de crue, en augmentant la température maximale de l’eau et en augmentant la charge des sédiments transportés par ces cours d’eau. On croit que l’application des règles actuelles de foresterie et le développement de nouvelles règles de foresterie durable pourraient permettre de conserver dans leur état actuel la productivité des écosystèmes aquatiques.

8.1.2 Pêche commerciale

La pêche commerciale a lieu sur le Saint-Laurent et sur le lac Saint-Pierre. Ces pêches, les plus importantes en eaux douces du Québec, sont régies par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. L’esturgeon jaune, l’anguille, la barbotte, le doré et la perchaude sont les espèces les plus exploitées.

8.2 Activités de contact avec l’eau

La vocation récréotouristique liée à la ressource « eau » est de première importance pour la région de la Mauricie. Cette région englobe presque totalement le grand bassin versant de la rivière Saint-Maurice et les portions inférieures de 5 autres bassins de moindre superficie.

Les montagnes, la forêt, les rivières, les nombreux lacs et une faible population caractérisent les parties centre et nord de cette vaste région. Cette particularité en fait un territoire où la chasse et la pêche sont devenues des moteurs économiques : on y trouve de nombreuses pourvoiries, ZEC et groupements de même nature; l’immense réservoir Gouin, à la tête de la rivière Saint-Maurice, est un bon exemple de ce type de territoire. Le canot-kayak et la baignade s’ajoutent aux activités pratiquées dans ces contrées sauvages.

En descendant au sud vers le piedmont et la plaine du Saint-Laurent, la population augmente de même que les activités reliées aux lacs et rivières. Celles-ci se diversifient et sont favorisées par une panoplie d’infrastructures permettant l’accès à l’eau ou le contact visuel. Ainsi, les quais publics et privés, rampes de mise à l’eau, marinas, campings, parcs riverains, haltes routières, aires de pique-nique et les nombreuses zones de villégiature permettent aux gens de se baigner, d’exercer la planche à voile, le canot, la navigation de plaisance, la motomarine, le kayak, etc. La pêche et la navigation de plaisance demeurent les activités aquatiques les plus répandues sur l’ensemble du territoire; ces activités sont observées même dans les bassins s’écoulant dans la plaine du Saint-Laurent, où la qualité de l’eau est souvent plus altérée que dans les autres bassins. La pêche hivernale du poulamon atlantique à l’embouchure de la rivière Sainte-Anne est une activité très populaire. Le potentiel récréatif des nombreux lacs et rivières est renforcé, entre autres, par la présence du Parc national de la Mauricie, de la Réserve faunique du Saint-Maurice, d’une partie de la Réserve faunique Mastigouche, du Parc de la rivière Batiscan, du Parc des chutes de Shawinigan et Shawinigan-Sud et du Parc de l’île Saint-Quentin.

La bordure fluviale n’est pas en reste pour les activités récréatives. Cette zone s’étire sur près de 85 kilomètres entre Maskinongé et Sainte-Anne-de-la-Pérade; elle inclut le lac Saint-Pierre, dont la plaine inondable a été reconnue sur la scène internationale pour sa valeur écologique en mai 1998. L’observation ornithologique, la pêche sportive et commerciale, la chasse à la sauvagine et les croisières en nature sont des activités très prisées dans ce secteur. Les nombreuses municipalités qui touchent au fleuve offrent aussi un large éventail d’infrastructures récréatives incluant des marinas, quais, rampes de mise à l’eau, haltes routières, parcs riverains, centres d’interprétation et campings. De nombreuses résidences permanentes et des chalets sont disséminés tout au long de la bordure fluviale et la baignade et la planche à voile se pratiquent là où le littoral est propice à ces activités. Par contre, ce tronçon du fleuve Saint-Laurent ne compte aucune plage officielle. Au cours des années 1960, plusieurs sites étaient fréquentés pour la baignade, mais ils ont tous fermé graduellement à cause de la contamination bactériologique croissante des eaux; certains d’entre eux pourraient être récupérés si les sources responsables de la pollution étaient maîtrisées.

Table des matières

9. Initiatives locales

9.1 Projets en développement durable

Dans la version présommet du répertoire intitulé 400 réussites en développement durable qui ont transformé le Québec, réalisé à l’occasion de l’ÉcoSommet 96, les projets qui ont un rapport avec les thèmes « lacs et cours d’eau » et « faune aquatique » de la région de la Mauricie ont été consultés afin de faire ressortir ceux qui sont rattachés au développement durable. Ces projets figurent au tableau A.6 en annexe et présentent les promoteurs et les partenaires.

Le répertoire des réussites (400 projets), produit par le personnel d’ÉcoSommet, est le fruit des consultations publiques tenues dans 15 régions administratives du Québec et de 16 tables de consultation thématiques panquébécoises qui se sont déroulées à l'automne 1995 et à l'hiver 1996.

ÉcoSommet est né de la volonté de groupes environnementaux de poursuivre le virage amorcé par le Sommet de Rio. Ses objectifs sont de mettre en valeur des réussites environnementales, de promouvoir de nouveaux projets, d'identifier des domaines d'action prioritaire et d'élaborer un plan d'action pour la prochaine décennie en matière de développement durable pour le Québec.

9.2 Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale

Le tableau 9.1 présente les projets en milieu hydrique de la région assujettis à la procédure d’évaluation environnementale, en indiquant les promoteurs et l’étape de la procédure à laquelle ils sont rendus.


Tableau 9.1 : Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale pour la région de la Mauricie

Nom du projet

Description sommaire

Étape de la procédure
(janvier 2000)

Construction d’un nouvel aménagement hydroélectrique à Grand-Mère par Hydro-Québec

Ce projet consiste en la construction d’un nouvel aménagement hydroélectrique d’une puissance de 220 MW sur le site de l’ancienne centrale hydroélectrique de Grand-Mère.

Analyse environnementale

Projet de dragage de la rivière Sainte-Anne à Sainte-Anne-de-la-Pérade par l’Association des organisateurs et pêcheurs du poisson des chenaux de la rivière Sainte-Anne inc.

Projet consistant à draguer l’embouchure de la rivière Sainte-Anne-de-la-Pérade pour favoriser la montaison du poulamon

Étude d’impact depuis 1994
(projet actuellement suspendu par le promoteur)

9.3 Initiatives en gestion de rivières

Au 1er juin 1998, la région de la Mauricie comptait 2 organismes de rivières. Ces organismes sont composés de citoyens qui se sont regroupés en corporation, en association ou en comité et qui se sont donné des mandats de protection, de restauration ou d’aménagement de leur rivière. Pour plus de précision sur le nom et les mandats de chacun de ces 2 organismes, on peut consulter le tableau A.7 en annexe.

9.4 Zones d’intervention prioritaire (comités ZIP)

Deux comités ZIP œuvrent dans la région de la Mauricie, soit le comité ZIP du lac Saint-Pierre, incorporé en 1996, et le comité ZIP Les Deux Rives, incorporé en avril 1999. Les comités ZIP sont des organismes sans but lucratif qui ont pour mission de promouvoir la concertation des intervenants visés afin de produire un plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE) du fleuve Saint-Laurent sur leur territoire et de mettre en œuvre des mesures concrètes de réhabilitation, de conservation et de mise en valeur du fleuve.

9.4.1 Comité ZIP du lac Saint-Pierre

Le Comité ZIP du lac Saint-Pierre a comme territoire d’intervention l’ensemble du lac Saint-Pierre et son archipel. Ses principales réalisations incluent, entre autres, la production d’un plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE), adopté en mai 1997, les consultations préalables et la production du plan de chasse à la sauvagine au lac Saint-Pierre, la désignation du lac Saint-Pierre comme réserve de la biosphère de l’UNESCO, la campagne de promotion de la réglementation de la vitesse des embarcations de plaisance dans l’archipel du lac Saint-Pierre, la concertation et de multiples interventions dans le dossier du dragage du port de Sorel, la rédaction de nombreux mémoires sur diverses préoccupations environnementales.

9.4.2 Comité ZIP Les Deux Rives

Le territoire d’intervention du comité ZIP Les Deux Rives couvre la portion du fleuve Saint-Laurent comprise sur le territoire des MRC Bécancour et Francheville (excluant le lac Saint-Pierre). La consultation publique en vue de fixer les priorités d’action environnementale à privilégier dans l’élaboration du plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE) de ce territoire a été complétée en mars 2000.

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