Ministère de l'Environnement
et de la Lutte contre les changements climatiques
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Portrait régional de l’eau

Centre-du-Québec (Région administrative 17)

4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages
4.2 Problèmes de contamination

4.3 Gestion des eaux souterraines et aménagement du territoire

4.4 Références

5. Portrait municipal

5.1 Portrait général
5.2 Problématique spécifique

6. Portrait industriel

6.1 Portrait général
6.2 Problématiques spécifiques

7. Portrait agricole

7.1 Portrait général
7.2 Problématiques spécifiques

8. Portrait faunique et récréotouristique

8.1 Portrait faunique
8.2 Activités de contact avec l’eau

9. Initiatives locales

9.1 Projets en développement durable
9.2 Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale

9.3 Initiatives en gestion de rivières

9.4 Zones d’intervention prioritaire (comités ZIP)


4. Portrait de l’eau souterraine

4.1 Usages

Près de 43 % de la population, soit environ 92 000 personnes, est alimentée par eau souterraine, dont près de 58 % est alimentée par des puits individuels (voir tableau A.2).

Au-delà de 9 000 puits ont fait l’objet d’un rapport de forage sur le territoire du Centre-du-Québec et sont enregistrés dans le système d’informations hydrogéologiques (S.I.H.) du ministère de l’Environnement. À ce nombre, il faut ajouter quelques milliers de puits de surface ainsi que tous les puits qui n’ont pas fait l’objet d’un rapport de forage ou dont les rapports ne sont pas encore saisis. On estime ainsi à environ 13 000 le nombre total de puits dispersés dans la région.

La région du Centre-du-Québec compte 3 puits de captage (ou résurgences captées) d’eau de source à des fins commerciales, situés dans les MRC Arthabaska, Bécancour et Nicolet-Yamaska. La région compte 4 usines d’embouteillage, dont 2 sont situées sur le territoire de la MRC Drummond, 1 dans la MRC Nicolet-Yamaska et 1 dans la MRC Arthabaska.

4.2 Problèmes de contamination

Bien qu’on puisse trouver des teneurs en arsenic naturellement élevées dans l’eau souterraine de certains puits domestiques des municipalités de Sainte-Clothilde, Lefebvre, Saint-Nicéphore, Victoriaville, Warwick, Wickham, Saint-Félix-de-Kingsey et L’Avenir, ainsi que des teneurs en baryum naturellement élevées dans l’eau souterraine de certains puits domestiques des municipalités de Saint-Léonard, Saint-Cyrille, Saint-Majorique, Wickham, Saint-Zéphirin, Saint-Wenceslas, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Joachim, Saint-Germain, Sainte-Clothilde, Sainte-Brigitte, Drummondville (secteur Grantham Ouest), Sainte-Perpétue, Saint-Eugène, Saint-Edmond et Saint-Bonaventure, il n’existe aucune contamination d’eau souterraine à grande échelle sur le territoire du Centre-du-Québec qui peut priver la population d’eau potable.

Certaines activités industrielles et commerciales de la région affectent la qualité de l’eau souterraine. Dans le secteur commercial, les cas les plus nombreux de contamination des sols et des eaux souterraines sont associés à l’entreposage de produits pétroliers, principalement en milieu urbain. Le remplacement des réservoirs souterrains a mis au jour de nombreux cas de contamination, principalement sur les terrains de stations-service mais également sur des terrains industriels et des terrains publics. Le démantèlement d’anciens dépôts pétroliers a également révélé la présence de contaminants dans les sols et les eaux souterraines.

4.3 Gestion des eaux souterraines et aménagement du territoire

À ce jour, aucun conflit entre usagers de la ressource eau souterraine n’a été rapporté sur le territoire de la région administrative du Centre-du-Québec. Les autorisations délivrées en vertu des articles 22 et 32 de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2) constituent le moyen dont dispose actuellement le ministère de l’Environnement pour évaluer a priori l’impact potentiel d’un captage sur celui des usagers déjà en place. Toutefois, ces mécanismes d’autorisation ne portent pas sur l’ensemble des projets majeurs de captage, puisqu’ils ne visent qu’une partie des secteurs d’activités humaines susceptibles d’effectuer des captages d’importance.

Les périmètres de protection (immédiate, rapprochée et éloignée) des ouvrages de captage d’eau souterraine alimentant un réseau de distribution d’eau potable (c’est-à-dire la détermination de leur aire d’alimentation et de la vulnérabilité des eaux souterraines au sein de cette aire) ne sont généralement pas déterminés par les municipalités. Cependant, depuis 1996, le ministère de l'Environnement exige pour ces projets de captage, en vertu de la Directive 001 sur le captage et la distribution de l’eau, la détermination de ces périmètres et recommande l'adoption d’une réglementation visant à régir les usages des eaux souterraines sur le territoire et les activités qui en influencent la qualité.

La Ville de Bécancour désire faire interdire la construction d’usines d’embouteillage d’eau sur l’ensemble du territoire de la MRC Bécancour (Le Nouvelliste, 5 février 1999). Cette municipalité craint que l’exploitation des eaux souterraines par la compagnie Phiga, dans le territoire de la municipalité de Sainte-Marie-de-Blandford, restreigne le potentiel d’exploitation de la ressource pour combler ses besoins futurs en eau, notamment pour le développement du secteur Gentilly, situé à 3 600 mètres des installations de la compagnie Phiga.

Le Centre géoscientifique de Québec (organisme regroupant la Commission géologique du Canada et l’Institut national de recherche scientifique - Géoressources) a été approché par des urbanistes de la MRC Drummond, avec qui il est en pourparlers afin d’entreprendre un projet qui permettrait de prendre en considération la ressource eau souterraine au sein du schéma d’aménagement du territoire de la MRC.

4.4 Références

BEAUMIER, M., F. KIROUAC et M. LEDUC, 1994. BADGEQ en totalité sur support digital, Québec, Ministère des Ressources naturelles.

McCORMACK, R., 1985. Carte de vulnérabilité des eaux souterraines à la pollution, rive sud de Québec et bassin versant de la rivières Yamaska, Québec, Ministère de l'Environnement.

McCORMACK, R., 1985. Carte de vulnérabilité des eaux souterraines à la pollution, rive sud de Québec et bassins versants des rivières Nicolet et Bécancour, Québec, Ministère de l'Environnement.

McCORMACK, R., 1984. Étude hydrogéologique d'une partie de la rive sud du Saint-Laurent, cartes H.G. -16-1 à H.G. -16-9, Québec, Ministère de l'Environnement.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA FAUNE, 1995. Guide sur les périmètres de protection autour des ouvrages de captage d’eau souterraine, Québec, Les Publications du Québec.

MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, 1984. Directive no 001 – Captage et distribution de l’eau, Québec.

PARÉ, D., 1981. Programme de connaissances intégrées, étude hydrogéologique du bassin versant de la Bécancour, cartes 0-80 à 0-85, rapport E.H.- 1, Québec, Ministère de l’Environnement.

PARÉ, D., 1981. Programme de connaissances intégrées, étude hydrogéologique du bassin versant de la Nicolet, cartes 0-74 à 0-79, rapport E.G.- 1, Québec, Ministère de l'Environnement.

PARÉ, D., 1978. Programme de connaissances intégrées, étude hydrogéologique du bassin versant de la Yamaska, cartes 0-44 et 0-45, rapport E.B.- 3, Québec, Ministère des Richesses naturelles.

SIMARD, G. et R. DES ROSIERS, 1979. Qualité des eaux souterraines du Québec, rapport H.G.- 13, Québec, Ministère de l’Environnement, Direction générale des inventaires et de la recherche.

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5. Portrait municipal

5.1 Portrait général

5.1.1 Gestion des services d’alimentation en eau

La région du Centre-du-Québec compte 71 réseaux municipaux d’eau potable qui desservent une population de 160 474 habitants dans 64 municipalités. De ces réseaux, 48 possèdent un système de traitement. On trouve également sur le territoire de la région du Centre-du-Québec 13 réseaux privés d’eau potable qui desservent 1 032 habitants.

On estime que 56,9 % de la population de la région du Centre-du-Québec est alimentée par eau de surface tandis que 43,1 % est alimentée par eau souterraine. De ce dernier pourcentage, environ 42,2 % est alimentée par les réseaux municipaux et 57,8 % par des puits individuels (plus de détails sont fournis au tableau A.2 en annexe).

On trouve dans la région du Centre-du-Québec une seule prise d’eau potable dans le fleuve Saint-Laurent, celle de la ville de Bécancour. Six municipalités ont leur prise d’eau dans 3 rivières tributaires du fleuve Saint-Laurent : Daveluyville et Plessisville possèdent chacune une prise d’eau dans la rivière Bécancour; Nicolet et Sainte-Perpétue ont leur prise d’eau dans la rivière Nicolet; Drummondville et Pierreville ont leur prise d’eau dans la rivière Saint-François. La municipalité de Victoriaville a sa prise d’eau dans la rivière Bulstrode, un affluent de la rivière Nicolet; elle s’approvisionne également à l’aide d’eau souterraine. Toutes ces municipalités distribuent une eau qui a subi un traitement conventionnel complet (décantation-filtration-désinfection) et desservent environ 47 % de la population du territoire.

5.1.2 Gestion des eaux usées municipales

Dans la région du Centre-du-Québec, 63 % de la population était raccordée à un réseau d’égouts municipal en 1999. Le Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ) et le Programme d’assainissement des eaux municipales (PADEM) ont permis au gouvernement du Québec et aux municipalités d’investir plus de 205 millions de dollars pour la construction d’infrastructures d’assainissement des eaux usées municipales. Grâce à ces investissements, 97 % de la population de la région raccordée à un réseau d’égouts traitait ses eaux usées, de façon collective ou individuelle, le 31 décembre 1999. Pour connaître les données par MRC, on peut consulter le tableau A.3 en annexe.

5.2 Problématiques spécifiques

5.2.1 Inondations

La région du Centre-du-Québec subit de façon récurrente des inondations lors de la débâcle printanière. Les municipalités de Drummondville, Saint-Nicéphore et Saint-Charles-de-Drummond sont toutes touchées par ce phénomène qui, dans leurs cas, est amplifié par l’ensablement du bassin de retenue du barrage Hemming.

Les municipalités suivantes sont également affectées par des inondations fréquentes, dont les conséquences sont parfois importantes : Victoriaville, Sainte-Monique et Nicolet sur la rivière Nicolet; Saint-Louis-de-Blandford et Bécancour sur la rivière Bécancour; Saint-Bonaventure, Pierreville, Saint-François-du-Lac et Notre-Dame-de-Pierreville sur la rivière Saint-François. Dans plusieurs cas, les problèmes sont liés à la formation d’embâcles.

Lors des crues plus importantes (décennales ou de moindre fréquence), les rives du fleuve Saint-Laurent elles-mêmes sont affectées, de même que plusieurs secteurs des municipalités de Bécancour et de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, principalement.

La Ville de Bécancour est particulièrement préoccupée par les inondations qui surviennent régulièrement sur son territoire. Différents travaux ont été réalisés au cours des dernières années dans la municipalité, en vue de minimiser les effets des inondations. De plus, la Ville est en train d’élaborer un plan de gestion des rives, du littoral et des plaines inondables. Cette démarche s’inscrit dans un processus de modification du schéma d’aménagement de la MRC Bécancour et cible en particulier les zones à risque d’inondation riveraines du fleuve Saint-Laurent, dans lesquelles la Ville souhaite favoriser la consolidation de l’occupation résidentielle et récréotouristique du sol.

Il convient de mentionner que les municipalités bénéficient du nouveau Programme de détermination des cotes de crues de récurrence de 20 ans et de 100 ans pour les aider à la gestion des zones à risque d'inondation non cartographiées par la Convention Canada-Québec relative à la cartographie et à la protection des plaines inondables. Toutes les MRC ont fait parvenir au ministère de l’Environnement leurs priorités d’intervention pour ce programme.

5.2.2 Mouvements de sol

Certaines municipalités de la région du Centre-du-Québec constituent des zones à risque de glissement. La région de Nicolet est reconnue pour sa vulnérabilité à ce sujet. L’instabilité des dépôts argileux de la mer Champlain constitue la cause principale de ce risque, qui est amplifié par la modification du régime hydrique : les crues plus fortes aggravent les problèmes d’érosion au pied des talus. Les modifications apportées aux rives des cours d’eau, dont, surtout, l’élimination de la végétation, ont également contribué à l’augmentation du risque. La MRC Nicolet-Yamaska a inclus les zones de vulnérabilité à son schéma d’aménagement et a prescrit des normes de protection.

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6. Portrait industriel

6.1 Portrait général

6.1.1 Secteur primaire

Dans le secteur primaire, les activités d’extraction minérale sont représentées par de nombreuses carrières et sablières (203 selon les données disponibles au ministère de l’Environnement, dont 23 d’importance selon le ministère des Ressources naturelles). De façon générale, l’exploitation des carrières et des sablières a peu d’effet sur les eaux souterraines, à part l’abaissement de la nappe phréatique dans certains cas où le matériel exploité est situé sous le niveau de cette nappe. En ce qui concerne les eaux de surface, les eaux générées par l’exploitation d’une carrière ou d’une sablière ou par un procédé de concassage ou de tamisage doivent respecter les concentrations prévues au Règlement sur les carrières et sablières.

Une problématique particulière doit également être soulignée concernant les sablières situées en milieu hydrique. Quelques rares exploitations antérieures à l’entrée en vigueur du Règlement sur les carrières et sablières continuent leurs activités sur le lit de cours d’eau. Leurs exploitants sont d’ailleurs propriétaires du fonds de terrain en raison de la date de concession des terres. Ces activités ont modifié profondément le lit des cours d’eau et continuent d’influencer la qualité du milieu aquatique et les habitats fauniques.

6.1.2 Secteur secondaire

Dans le secteur secondaire, parmi quelque 800 établissements industriels et manufacturiers situés dans la région du Centre-du-Québec, environ 84 % comptent moins de 50 employés. La plus grande concentration d’industries se trouve dans la région de Drummondville, qui vit actuellement un essor marqué. Le Parc industriel de Bécancour figure parmi les plus importants en Amérique du Nord en ce qui a trait à l’industrie lourde.

De ces quelque 800 établissements industriels répertoriés, le ministère de l’Environnement a dénombré, en 1995, 113 établissements dont les rejets d’eaux usées (eaux de procédé) étaient susceptibles de causer directement ou indirectement des dommages significatifs à l’environnement, soit en raison de leur nature ou de leur quantité. Dans les autres établissements, l’eau est principalement réservée à un usage domestique.

Le tableau A.4 en annexe présente quelques caractéristiques de ces 113 établissements, répartis en fonction de la taille des entreprises, des secteurs d’activité industrielle et du lieu de rejet des eaux usées (rejet dans un réseau d’égouts municipal ou dans l’environnement). On remarque que 72 établissements, soit 64 %, sont raccordés à un réseau d’égouts municipal.

Depuis les années 1970, diverses mesures ont été progressivement mises en œuvre par le gouvernement en vue d’assainir les eaux usées industrielles : délivrance d’autorisations préalablement à l’implantation d’un établissement industriel, adoption de règlements dans deux secteurs industriels, soit le secteur des pâtes et papiers et celui du raffinage du pétrole, réalisation de programmes d’intervention spécifiques tels le Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ), le Plan d’action Saint-Laurent (PASL/SLV 2000) et, depuis peu, le Programme de réduction des rejets industriels (PRRI). Dans le cas des établissements qui déversent leurs effluents directement dans l’environnement, le Ministère se réfère de plus en plus, pour établir le niveau d’assainissement, aux critères de qualité des eaux de surface et établit des objectifs environnementaux de rejet (OER), tout en tenant compte de la meilleure technologie disponible et économique acceptable. Par ailleurs, au niveau municipal, des règlements régissant les rejets industriels dans les réseaux d’égouts ont été adoptés à l’occasion de l’implantation des stations d’épuration.

En 1995, le ministère de l’Environnement a dressé un état de la situation de l’assainissement des eaux usées industrielles pour l’ensemble du Québec. Il a déterminé le nombre d’établissements qui avaient terminé leurs travaux d’assainissement (ex. : installation d’un système de prétraitement pour les établissements raccordés à un réseau d’égouts municipal ou d’un système de traitement complet pour ceux qui déversent leurs effluents dans l’environnement) ou qui étaient en train de les réaliser et le nombre de ceux qui en étaient à l’étape d’évaluation de correctifs. Les travaux d’assainissement sont considérés comme terminés lorsque les ouvrages installés sont susceptibles d’assurer le respect de normes réglementaires et de toute autre exigence établie en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2), et ceci à la date visée.

Le tableau A.4 en annexe présente également une évaluation du taux d’avancement des travaux d’assainissement, réalisée en 1995, pour les industries de la région du Centre-du-Québec De façon générale, pour l’ensemble des secteurs industriels, 82 % des grandes entreprises, 70 % des moyennes entreprises et 33 % des petites entreprises avaient complété leurs travaux d’assainissement en 1995. De plus, 53 % des industries raccordées à un réseau d’égouts municipal voyaient leurs effluents traités dans une station d’épuration, ce qui assure le traitement de plusieurs types de contaminants. Depuis 1995, plusieurs autres établissements ont réalisé des travaux d’assainissement, mais aucun nouvel inventaire n’a été réalisé.

Parmi toutes les entreprises répertoriées dans la région du Centre-du-Québec, la Centrale nucléaire Gentilly II est de loin la principale utilisatrice d’eau. Elle utilise chaque jour plus de 2 600 000 m³ d’eau, dont la presque totalité sert au refroidissement. Elle puise et rejette son eau dans le fleuve Saint-Laurent. Une étude réalisée vers 1990 indique que l’eau, entre l’entrée et la sortie de la centrale, subit un incrément de température de plus de 10 °C, ce qui a un impact significatif sur l’écosystème du fleuve Saint-Laurent. En guise de comparaison, toutes les usines du Parc industriel de Bécancour utilisent ensemble environ 60 000 m³ par jour.

Un certain nombre d’autres établissements ont des rejets d’une importance notable, tant dans le secteur des pâtes et papiers, de la métallurgie, de la chimie que de l’agroalimentaire.

Secteur des pâtes et papiers

Le tableau 6.1 présente les industries du secteur des pâtes et papiers de la région du Centre-du-Québec, en précisant leur point de rejet, leur débit moyen de rejet et le type de traitement de leurs eaux usées industrielles. Ces entreprises sont assujetties à des normes sectorielles de rejets, en vertu du Règlement sur les fabriques de pâtes et papiers. Les eaux de procédé en provenance de ces entreprises ne sont rejetées qu’après un traitement, ce qui en a diminué considérablement l’impact sur le milieu récepteur.

De plus, en vertu de la section IV.2 relative à l’attestation d’assainissement dans la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q., c. Q-2) et du Règlement sur les attestations d’assainissement en milieu industriel, ces entreprises devront élaborer et appliquer progressivement des plans d’assainissement afin de respecter des normes supplémentaires basées sur le milieu récepteur. Elles auront aussi une incitation économique à réduire les quantités de contaminants qu’elles rejettent dans l’environnement, en raison de la redevance relative à la pollution imposée par le règlement. Cette redevance prendra effet après la délivrance des premières attestations d’assainissement. Le calcul de la redevance est établi en fonction des quantités de contaminants rejetées et non en fonction des volumes d’eau prélevés ou rejetés. Il n’y a donc pas d’incitation directe à réduire le volume d’eau utilisé.


Tableau 6.1 : Caractéristiques des six fabriques de pâtes et papiers de la région du Centre-du-Québec

Établissement industriel
MUNICIPALITÉ

Point de rejet

Effluent final
(rejet)
Débit en m3/jour
1996

Traitement des eaux usées de procédé

CDM Laminés inc.
DRUMMONDVILLE

Réseau d’égouts municipal

(Rivière Saint-François)

2 500

Primaire
Traitement municipal
(depuis 1997)

Cascades Forma-Pak inc.
KINGSEY-FALLS*

Rivière Nicolet

5 900 (1)

Biologique

Industries Cascades inc.
KINGSEY-FALLS*

Rivière Nicolet

Inclus dans (1)

Biologique

Norampac inc.
Div. Kingsey Falls
KINGSEY-FALLS*

Rivière Nicolet

Inclus dans (1)

Biologique

Papiers Kingsey-Falls
Div. de Cascades inc.
KINGSEY-FALLS*

Rivière Nicolet

Inclus dans (1)

Biologique

Papiers Marlboro
DRUMMONDVILLE

Réseau d’égouts municipal

(rivière Saint-François)

Faible

Traitement municipal
(depuis 1997)

Note : Les 4 entreprises de Kindsey-Falls sont traitées conjointement.

Secteur de la métallurgie

Deux complexes métallurgiques majeurs sont installés dans le Parc industriel de Bécancour :

  • l’usine de la compagnie Aluminium Bécancour inc. (ABI) produit de l’aluminium par électrolyse. Ses eaux usées sont traitées et recirculées, tandis que les eaux de ruissellement sont traitées par un bassin de sédimentation avant d’être rejetées dans le fleuve Saint-Laurent. En 1995, le débit de l’effluent était en moyenne de 1 700 m3/jour;
  • l’usine de Norsk Hydro Canada inc. fabrique du magnésium. Ses eaux usées sont traitées à l’intérieur du procédé et réutilisées en grande partie, et l’effluent final passe par un poste de neutralisation et un bassin de sédimentation avant son rejet dans le fleuve Saint-Laurent. En 1995, le débit de l’effluent était en moyenne de 21 500 m3/jour.

Secteur de la chimie

ICI Canada inc., située aussi dans le Parc industriel de Bécancour, fabrique du chlore, de la soude caustique et de l’acide chlorhydrique. Ses eaux usées subissent un traitement chimique et une neutralisation et sont en partie réutilisées dans le procédé. L’effluent final est rejeté dans le Saint-Laurent et, en 1995, son débit moyen était de 4 300 m3/jour.

Secteur agroalimentaire

On trouve dans la région plusieurs industries du secteur agroalimentaire. Nombre de celles-ci sont raccordées au réseau d’égouts de petites municipalités et les volumes d’eau ou les charges organiques générés par ces industries peuvent représenter jusqu’à 80 % de la capacité nominale de la station d’épuration municipale. L’effort de prétraitement exigé pour ces entreprises est donc considérable.

6.1.3 Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire regroupe les activités commerciales et les services. L’usage de l’eau s’y limite généralement à un usage domestique.

6.2 Problématique spécifique

6.2.1 Fonction industrialo-portuaire

Le port de Bécancour est constitué d’un quai s’allongeant jusqu’au milieu du fleuve Saint-Laurent. On y retrouve principalement des activités d’entreposage et de transbordement de marchandises en vrac. Peu de produits sous forme liquide y sont manutentionnés, ce qui réduit le risque de déversement. Le lessivage des aires de manutention par les eaux de pluie constitue une faible source d’apport de contaminants, puisque ces eaux sont traitées par décantation avant leur rejet au fleuve.

Un dragage de la zone portuaire est requis périodiquement afin de rétablir la profondeur de navigation. Les matériaux dragués sont déposés dans des bassins de décantation; l’effluent de ces bassins est traité avant d’être rejeté au fleuve afin de respecter les critères de rejet et de protéger la prise d’eau de la centrale nucléaire Gentilly II.

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7. Portrait agricole

7.1 Portrait général

En 1996, la région du Centre-du-Québec regroupait 11 % des fermes et 12 % des superficies cultivées du Québec. La production laitière est l’activité agricole majeure de la région, bien que l’élevage des bovins de boucherie connaisse une nette hausse.

L’importance de l’agriculture dans la région du Centre-du-Québec se traduisait, en 1996, par 3 997 fermes occupant 56,2 % du territoire (incluant les boisés) et 29,7 % de terre en culture. On y trouvait un cheptel de 3 805 726 animaux, dont 3 193 877 volailles, 203 366 bovins et 392 160 porcs. La superficie cultivée et drainée était de 2 076 km2, dont 1,4 % était irriguée (voir le portrait agricole au tableau A.5 en annexe).

Trois cours d’eau majeurs traversent cette région, les rivières Saint-François, Nicolet et Bécancour. Plusieurs cours d’eau de moindre importance viennent s’y déverser. Il s’avère que les segments des cours d’eau circulant dans la plaine, donc en secteur intensément agricole, véhiculent une eau de qualité douteuse et même mauvaise (voir section 3). Une partie de l’explication réside dans le fait que dans la plaine, la plupart des cours d’eau de petites dimensions ont fait l’objet d’aménagements (redressement, modification de la pente du lit et des talus, etc.) afin de favoriser la pratique de l’agriculture. Ces aménagements, en conjoncture avec le drainage des terres, contribuent à augmenter le volume et la vitesse d’écoulement, favorisent l’érosion, l’augmentation des matières en suspension et la sédimentation dans les cours d’eau. L’utilisation accrue des fertilisants et des pesticides, en conjonction avec les travaux de drainage des terres, contribue également à la dégradation de la qualité de l’eau dans la portion agricole des bassins versants.

Récemment, le portrait agricole régional a été modifié par une augmentation des superficies consacrées à la culture de la canneberge. En 15 ans, la superficie est passée de 35  à 359 hectares. Malgré cette forte croissance, la culture de la canneberge n’occupe qu’une infime partie du territoire, avec un peu moins de 0,4 % de la superficie totale cultivée.

Cette culture nécessite de grandes quantités d’eau et une gestion très particulière qui ne se compare à aucune autre. Si on la compare aux pratiques américaines, elle devrait avoir des effets moindres sur la qualité de l’eau souterraine et l’eau de surface, car une réutilisation maximale de l’eau a été préconisée pour les nouvelles installations. L’ajout de bassins de décantation de l’eau avant sa réutilisation limitera les rejets de pesticides et d’engrais dans les cours d’eau avoisinants. Les effets possibles sur le débit de ces derniers sont également moindres, puisque le captage des eaux de surface qui alimentent les réserves d’eau se fait au printemps et à l’automne en débit de pointe.

7.2 Problématiques spécifiques

Cette partie présente les problématiques spécifiques agricoles par municipalité régionale de comté (MRC).

La MRC Arthabaska est la région agricole où l’on trouve le plus grand nombre de fermes. Elle est aussi le « bassin laitier du Québec ». L’élevage de bovins laitiers est donc de loin celui qui prédomine, avec environ 46 % du nombre total des fermes. Il faut également souligner que la production de canneberges est en plein essor pour cette MRC, de façon très localisée toutefois.

C’est à l’intérieur de cette MRC que l’on trouve le secteur où la qualité de l’eau de surface est la meilleure; ce secteur est également le moins agricole. Il s’agit de la partie est et sud-est de la MRC, où il a plus de boisés que de surfaces cultivées. La MRC Drummond est caractérisée par la prédominance des grandes cultures et arrive au premier rang pour la production totale de porcs. La majorité des municipalités locales de cette MRC sont considérées comme « zone d’activités limitées » en vertu de l’article 32 du Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole. L’industrie laitière demeure importante et sensiblement comparable à celle de la MRC de Nicolet-Yamaska. La MRC Drummond est aussi une grande productrice de poulets à griller, ainsi que de dindes et dindons. Les eaux de surface des cours d’eau en général présentent un taux important de pollution par les fertilisants, qu’on peut relier à la production porcine. Cela entraîne une détérioration visuelle marquée de même qu’un déficit en oxygène, qui perturbe la vie aquatique de façon très sensible.

Les MRC L’Érable et Nicolet-Yamaska sont comparables sur plusieurs points. Toutes deux comptent environ 700 fermes et l’industrie laitière domine dans les deux cas.

Comme dans la MRC Arthabaska, la production de canneberges est en plein essor dans les terres basses acides de la MRC L’Érable. Ces terres humides forment une zone continue qui s’étend sur ces deux MRC voisines, et qui a encore un potentiel d’expansion. À ce jour, on ne peut déceler de dégradation des eaux de surface par l’usage de pesticides, comme cela s’est produit aux États-Unis.

La MRC Bécancour suit, elle aussi, la tendance à la hausse des fermes porcines. L’industrie laitière prédomine comme élevage, tandis que celui des bouvillons et veaux d’engraissement demeure important. Pour ce qui est des grandes cultures, l’avoine, le maïs et la luzerne en constituent la plus grande partie, tandis que la culture des canneberges prend de plus en plus de place dans la production des petits fruits. Bien que l’eau de la rivière Bécancour soit considérée comme de bonne qualité, ses affluents ainsi que les autres cours d’eau contiennent des nutriments qui causent une détérioration visuelle marquée et entraînent un déficit en oxygène, perturbant ainsi la vie aquatique.

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8. Portrait faunique et récréotouristique

8.1 Portrait faunique

8.1.1 Pêche sportive

Les lacs et cours d’eau de la région du Centre-du-Québec soutiennent une importante exploitation sportive, particulièrement le fleuve Saint-Laurent et ses principaux tributaires, les rivières Saint-François, Nicolet, Bécancour et Gentilly. Cela est en raison non seulement de la quantité de poissons disponibles, mais aussi des espèces qu’on y trouve : achigan, salmonidés, doré, brochet, perchaude et autres. La pêche récréative se pratique en toute saison et elle génère des retombées économiques importantes.

Le fleuve Saint-Laurent, incluant le lac Saint-Pierre, compte pour une grande part de l’offre faunique régionale et offre une pêche d’une grande ampleur en raison tant de la variété des espèces qu’on est susceptible de récolter que de la masse totale des captures qui s’y effectue. Elle s’y pratique en toute saison et elle génère des retombées économiques qui sont cependant difficiles à chiffrer. Les espèces vedettes sont le doré, le brochet et la perchaude.

En plus de l’utilisation générale de la rivière par les pêcheurs sportifs, la partie amont du bassin versant de la rivière Nicolet a vu se développer, depuis quelques années, une entreprise de pourvoirie de pêche sportive. La Corporation de gestion des rivières des Bois-Francs (CGRBF, voir tableau A.7 en annexe pour plus de détails) a restauré et aménagé une vingtaine de kilomètres d’habitat à salmonidés à Notre-Dame-de-Ham, dans la MRC Arthabaska. La CGRBF vend maintenant annuellement près de 3 500 jours de pêche à l’omble de fontaine et à la truite brune. Cette activité génère des retombées très importantes dans cette petite municipalité. La corporation a également étudié plusieurs autres cours d’eau qui pourraient bénéficier de la restauration et de l’aménagement d’habitats, ce qui en augmenteraient la valeur faunique et économique. Compte tenu de sa situation géographique particulière (i.e. à mi-chemin entre Québec et Montréal), la CGRBF estime que la ressource eau pourrait générer beaucoup plus d’activités économiques moyennant des investissements dans la protection et la restauration de l’habitat. À plus petite échelle, des expériences similaires sont en voie de réalisation dans les bassins des rivières Bourbon à Plessisville, Petite Du Chêne à Manseau et Gentilly à Bécancour.

Les principaux facteurs limitants du développement des activités récréotouristiques sont à caractère anthropique. Le développement agricole et forestier a occasionné le déboisement des terres, le drainage de surface ou le drainage souterrain, le redressement de nombreux cours d’eau et la disparition du couvert forestier riverain, ce qui a modifié de façon importante le régime hydrique et qui a entraîné aussi la disparition ou la modification de nombreux habitats. En même temps, cela a favorisé la domination des espèces moins recherchées dans les communautés de poissons. D’autres activités ont aussi des impacts analogues. Mentionnons les travaux en cours d’eau, en rive ou en plaine inondable par les résidents riverains, certaines activités de drainage forestier non conformes mais aussi l’exploitation des sablières et l’aménagement de barrages. Sur le fleuve Saint-Laurent, les travaux d’aménagement et d’entretien de la voie maritime ainsi que la régularisation du débit annihile les cycles naturels de crue nécessaires au maintien des populations.

8.1.2 Pêche commerciale

Les pêcheries commerciales de la région régies par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) sur le fleuve Saint-Laurent sont les plus importantes en eaux douces du Québec. L’esturgeon jaune, l’anguille, la barbotte, le doré et la perchaude sont les espèces les plus exploitées.

8.1.3 Autres activités à caractère fauniques

Le corridor fluvial présente aussi des habitats de qualité pour la sauvagine, autant pendant les périodes migratoires que pour la nidification. Certains de ces habitats font l’objet de mesures de protection et la chasse y est interdite. Au printemps, les plaines d’inondation, les rives et les plans d’eau offrent abris et aires d’alimentation de qualité. À l’automne, les mêmes espaces accueillent les migrateurs en grand nombre lors de leur retour. Cette présence permet des activités d’observation au printemps et de chasse à l’automne qui génèrent des retombées économiques très importantes pour la région. L’exploitation du rat musqué, des poissons-appâts et des anoures dans les plaines inondables, dans le fleuve et à l’embouchure de ses tributaires constitue aussi une activité économique non négligeable.

Dans la municipalité de Bécancour, la diversité de la flore de la rive nord du lac Saint-Paul est remarquable. Ce territoire est d’ailleurs devenu une réserve écologique depuis peu de temps.

8.2 Activités de contact avec l’eau

La plupart des rivières sont utilisées pour une panoplie d’activités de contact avec l’eau comme la villégiature, le canotage, la pêche. À l’occasion, on observe la pratique du kayak, de la planche à voile, du ski nautique, du rafting et de la motomarine. De plus, la baignade non organisée renaît à certains endroits. Plusieurs parcs et aménagements riverains ont été construits, tels des haltes routières, rampes de mise à l’eau, centres de location de matériel nautique, réseaux cyclables et pédestres, aires de pique-nique, etc. À cela s’ajoute un bon nombre de campings établis à proximité de l’eau. Enfin, les quelques lacs du territoire sont des sites privilégiés pour pratiquer l’ensemble des activités récréatives de contact avec l’eau.

Il importe de préciser que les festivités axées autour de l’eau sont en essor. Parmi celles-ci, notons le programme Pêche en ville et l’épreuve de natation Coupe du monde de triathlon Cascades à Drummondville. En fait, partout dans la région, on observe un regain d’intérêt pour les usages récréatifs de contacts primaire et secondaire avec l’eau, ainsi que pour les usages de contact visuel (parcs, haltes routières, etc.).

La bordure fluviale s’étend de Saint-François-du-Lac jusqu’à Deschaillons. On y trouve un large éventail d’équipements récréatifs, tels des quais, belvédères, marinas, parcs écologiques et centres d’interprétation. Plusieurs secteurs sont prisés pour la villégiature et, fait à signaler, quelques anciennes plages se situent près des embouchures des rivières Bécancour, Nicolet et Saint-François. La bordure fluviale constitue sans contredit un attrait pour la navigation de plaisance, la voile, la planche à voile et la baignade. Par contre, cette dernière activité ne s’y pratique qu’à l’occasion.

Table des matières

9. Initiatives locales

9.1 Projets en développement durable

Dans la version présommet du répertoire intitulé 400 réussites en développement durable qui ont transformé le Québec, réalisé à l’occasion de l’ÉcoSommet 96, les projets qui ont un rapport avec les thèmes « lacs et cours d’eau » et « faune aquatique » de la région du Centre-du-Québec ont été consultés afin de faire ressortir ceux qui sont rattachés au développement durable. Ces projets figurent au tableau A.6 en annexe et présentent les promoteurs et les partenaires.

Le répertoire des réussites (400 projets), produit par le personnel d’ÉcoSommet, est le fruit des consultations publiques tenues dans 15 régions administratives du Québec et de 16 tables de consultation thématiques panquébécoises, qui se sont déroulées à l'automne 1995 et à l'hiver 1996.

ÉcoSommet est né de la volonté de groupes environnementaux de poursuivre le virage amorcé par le Sommet de Rio. Ses objectifs sont de mettre en valeur des réussites environnementales, de promouvoir de nouveaux projets, d'identifier des domaines d'action prioritaire et d'élaborer un plan d'action pour la prochaine décennie en matière de développement durable pour le Québec.

9.2 Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale

Le tableau 9.1 présente les projets en milieu hydrique de la région assujettis à la procédure d’évaluation environnementale, en indiquant l’étape de la procédure à laquelle il sont rendus.


Tableau 9.1 : Projets en milieu hydrique assujettis à la procédure d’évaluation environnementale pour la région du Centre-du-Québec

Nom du projet

Description sommaire

Étape de la procédure
(janvier 2000)

Ouvrage de rétention des glaces dans la rivière Bécancour par la Ville de Bécancour

Construction d’un barrage créant un réservoir qui servira à retenir les glaces lors de la fonte printanière

Recevabilité de l’étude d’impact

Club de voile de Nicolet

Creusage du chenal d’accès et du bassin de mouillage de la marina Nicolet

Étude d’impact

Relocalisation de la prise d’eau de Plessisville par la Ville de Plessisville

Relocalisation de la prise d’eau de la ville de Plessisville dans la rivière Bécancour afin de régler le problème d’approvisionnement en eau potable

Étude d’impact

9.3 Initiatives en gestion de rivières

Au 1er juin 1998, la région du Centre-du-Québec comptait 4 organismes de rivières. Ces organismes sont composés de citoyens qui se sont regroupés en corporation, en association ou en comité et qui se sont donnés des mandats de protection, de restauration ou d’aménagement de leur rivière. Pour plus de précision sur le nom et les mandats de chacun des organismes, on peut consulter le tableau A.7 en annexe.

9.4 Zones d’intervention prioritaire (comités ZIP)

La région du Centre-du-Québec compte 2 comités ZIP, soit le comité ZIP du lac Saint-Pierre, incorporé en 1996, et le comité ZIP Les Deux Rives, incorporé en avril 1999. Les comités ZIP sont des organismes sans but lucratif qui ont pour mission de promouvoir la concertation des intervenants visés afin de produire un plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE) du fleuve Saint-Laurent sur leur territoire, et de mettre en œuvre des mesures concrètes de réhabilitation, de conservation et de mise en valeur du fleuve.

9.4.1 Comité ZIP du lac Saint-Pierre

Le comité ZIP du lac Saint-Pierre a pour territoire l’ensemble du lac Saint-Pierre et son archipel. Ses principales réalisations incluent, entre autres, la production de son plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE), adopté en mai 1997, les consultations préalables et la production du plan de chasse à la sauvagine au lac Saint-Pierre, la désignation du lac Saint-Pierre comme réserve de la biosphère de l’UNESCO, la campagne de promotion de la réglementation de la vitesse des embarcations de plaisance dans l’archipel du lac Saint-Pierre, la concertation et la participation active dans le dossier du dragage du port de Sorel et la rédaction de nombreux mémoires portant sur diverses problématiques environnementales locales.

9.4.2 Comité ZIP Les Deux Rives

Le territoire d’intervention du comité ZIP Les Deux Rives couvre la portion du fleuve Saint-Laurent comprise dans les territoires des MRC Bécancour et Francheville (excluant le lac Saint-Pierre). La consultation publique en vue de fixer les priorités d’action environnementale à privilégier dans l’élaboration du plan d’action et de réhabilitation écologique (PARE) de ce territoire a été complétée en mars 2000.

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